18h15 – Didascalies (2015)

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18h15 feat. Dolàn Xakò – Didascalies
Label: Eigenveröffentlichung, 2015
Format: Download
Links: Bandcamp, Künstlerin
Genre: Electronica, Experimental, Trip-Hop

Deutsch unten. Traduction de Alicia Charennat. Merci beaucoup.

Une fois de plus, un nouvel entretien, qui n’aurait pas eu lieu sans sans qu’il me soit suggeré. „Didascalies“ de 18h15 s’est imposé à moi, sans que je n’ai jamais entendu parlé de l’artiste auparavant. Cependant, grâce à Bandcamp, cela ne représente pas un obstacle, en particulier car cet EP est en téléchargement gratuit. Et quelle magnifique musique se cache derrière ce nom cryptique.

C’est Cécile Nicolas, de France, qui se cache derrière l’horaire et produit depuis quelques années de la musique de manière autonome et indépendante. Dans „Didascalies“ elle a laissé libre court à sa créativité et condensé ses inombrables idées en un cyclone. Dès les premières minutes, la musique ne parvient pas à se décider entre être de l’électronique cristallin ou du sombre folk-rock. À chaque nouvelle mesure, le spectre s’élargit nettement et on ne parvient plus à saisir les associations (dans le sens de assemblages). Cette musique fait exploser la pensée en une matrice qui remonte (contre tous) les courants. On se sent soudain en Islande comme à la maison, on danse à travers les prés mais on est rapidement renvoyé dans l’eau glacée. Les plongées entre les intenses beats, rythmes se poursuivent en méandres entre des colonnes sonores et là soudainement, des voix. Avec les samples joués, le frugal* mais néanmoins merveilleux univers musical devient soudain habité et humain. Avec „Dans la Nuit“ même le classique élit domicile et confère à la musique une touche noble. Mais de tels séjours ne durent jamais bien longtemps, la plupart des chansons sont terminées après quelques minutes. Avec „Le Chemin“ on se remémore brièvement la mélodie de „Game of Thrones“, mais on se retrouve alors comme chez Amon Tobin bousculé dans le précipice (à cause d’obstacles). A l’approche de la fin, le tout est étouffé dans des surfaces et murs de sons, il faut bien pouvoir récupérer. Mais la fascination est tellement grande qu’on rappuie directement sur le bouton play et le voyage reprend une nouvelle fois depuis le début.

Ce qui se passe durant les 20 minutes de „Didascalies“ ne peut quasiment pas s’exprimer avec des mots (littéral : ne se laisse presque pas exprimer avec des mots). 18h15 dynamite toutes les frontières de la musique et ne se donne pas de style déterminé, ni ne se fixe d’autres règles. Joyeusement, chaque élément est superposé aux autres, peu importe à quel point les bords sont inclinés et les différences de couleurs que les strates présentent. Ce faisant Cécile parvient à quelque chose de magnifique: une nouvelle perception et un style musical est crée. Fascinant.


Wieder einmal eine Besprechung, die es ohne Empfehlung nicht gegeben hätte. „Didascalies“ von 18h15 wurde mir nahe gelegt, ohne dass ich jemals von der Künstlerin oder ihrer Musik gehört hätte. Dank Bandcamp stellt dies aber kein Hindernis dar, besonders da es diese EP zum Gratis-Download gibt. Und was für grossartige Musik sich hinter diesen kryptischen Bezeichnungen verbirgt, gewaltig.

Cécile Nicolas aus Frankreich steckt hinter der Uhrzeit und produziert seit einigen Jahren unabhängig und eigenständig Musik. Bei „Didascalies“ hat sie ihrer Kreativität freien Lauf gelassen und unzählige Ideen zu einem Wirbelsturm zusammen gepresst. Schon in den ersten Minuten kann sich die Musik nicht entscheiden, ob es nun kristallklare Electronica sein will oder düsterer Folk-Rock. Mit scheinbar jedem neuem Takt wird das Spektrum erweitert und man kommt mit dem Assoziieren nicht mehr nach. Diese Musik sprengt das Denken in Schablonen und läuft gegen alle Ströme. Man fühlt sich plötzlich in Island zuhause, tanzt über Wiesen und wird aber schnell wieder in kaltes Eiswasser gezogen. Tauchgänge zwischen druckvollen Beats, Rhythmen mäandern zwischen Tonsäulen hindurch, und dann plötzlich Stimmen. Mit eingespielten Samples wird die karge aber wunderschöne Instrumental-Welt plötzlich belebt und menschlich. Mit „Dans La Nuit“ hält sogar die Klassik Einzug und verleiht der Musik eine edle Note. Aber solche Aufenthalte dauern hier nicht lange, die meisten Lieder sind nach wenigen Minuten bereits beendet. Bei „La Chemin“ erinnert man sich kurz an die Melodie von „Game Of Thrones“, wird dann aber wie bei Amon Tobin durch Stolperfallen in Abgründe geschubst. Gegen den Schluss versinkt dann alles in Flächen und Klangwänden, man muss sich zuerst einmal erholen. Die Faszination ist aber so gross, dass man gleich wieder Play drückt und die Reise noch einmal von vorne beginnt.

Was in den 20 Minuten von „Didascalies“ passiert, lässt sich fast nicht mit Worten ausdrücken. 18h15 sprengt alle Grenzen der Musik und gibt sich weder bestimmten Stilen, noch anderen Regeln hin. Fröhlich wird jeder Baustein auf andere geschichtet, egal wie schräg die Kanten sind und was für Farbunterschiede die Klötze vorweisen. Somit gelingt Cécile etwas wunderbares, eine neue Wahrnehmung und Musikform wird erschaffen. Faszinierend.

Anspietipps:
Apnée, La Rencontre, Svefnleysi

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3 Kommentare

  1. So jetzt weiß ich es. Es erinnert mich stellenweise an iliketrains, speziell an diese Christmas Tree Ship EP. Aber nicht nur. Ich dachte immer an Aereogramme (RIP), aber das war voll daneben.

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